UNE VITAMINE ESSENTIELLE

LA vitamine D

Les os,  le cartilage, les dents, ont besoin de calcium et de phosphore pour leur solidité et leur renouvellement. Une des fonctions principales de la vitamine D est la régulation du taux de calcium et de phosphore ; elle diminue leur élimination par les reins, augmentant ainsi leur absorption intestinale. Ce processus permet d’assurer une minéralisation optimale des tissus, notamment des os, du cartilage et des dents.

Chez l’adulte, elle participe au bon maintien de la santé osseuse. La vitamine D contribue à réduire le risque de chute associé à l’instabilité posturale et à la faiblesse musculaire. Les chutes constituent un facteur de risque des fractures osseuses chez les hommes et les femmes de 60 ans et plus. L’effet bénéfique est obtenu moyennant la consommation journalière de 20 µg de vitamine D, toutes sources confondues.

La vitamine D possède d’autres fonctions biologiques

Elle est impliquée dans de nombreux mécanismes cellulaires : elle soutient le fonctionnement normal du système immunitaire et le processus de division cellulaire.

Elle intervient dans le maintien de la fonction musculaire et d’une bonne santé en générale.

Elle joue un rôle essentiel dans le traitement de l’ostéoporose

Selon différentes études, la vitamine D pourrait également jouer un rôle dans la prévention du cancer du sein et du cancer colorectal.

LES CONSÉQUENCES D’UNE CARENCE EN VITAMINE D

L’insuffisance vitaminique D est génératrice d’ostéoporose, des données suggèrent un rôle propre de l’insuffisance ou carence vitaminique D dans la physiopathologie de l’ostéoporose. L’ostéomalacie (décalcification osseuse) est plutôt rencontrée dans les carences profondes, mais cette situation n’est finalement pas exceptionnelle, en particulier chez les sujets âgés vivant en institution.

La baisse des performances musculaires, l’altération des fonctions cognitives et l’augmentation du risque des chutes sont également l’apanage des personnes âgées et sont associées au déficit en vitamine D. L’étude de Flicker et al. précise que les taux de vitamine D les plus bas (< 25 nmol/L) sont retrouvés chez les personnes âgées à dépendance élevée (45 % de sa population), comparativement à ceux ayant une dépendance faible (22 %).

La carence en vitamine D serait également associée à  la mortalité cardiovasculaire, en particulier l’hypertension artérielle, aux infections, à l’augmentation d’incidence de certains cancers (sein, côlon) et de certaines pathologies immunitaires. Enfin des données suggèrent que l’insuffisance en vitamine D a une influence sur la mortalité des populations et que l’apport de vitamine D pourrait réduire cette mortalité : une méta-analyse sur plus de 57 000 sujets orientait vers une réduction de mortalité de 7 % avec un traitement variant entre 300 et 2000 UI/j.

UNE VITAMINE ASSEZ RARE

Les sources de vitamine D sont doubles : d’une part l’exposition à la lumière, d’autre part les poissons gras (l’huile de leur foie, notamment, dont la célèbre huile de foie de morue) et les coquillages. Ni l’une ni l’autre de ces sources ne suffisent à satisfaire les besoins de la population générale : en hiver les rayons solaires sont trop inclinés sur l’horizon pour permettre la transformation efficace du précurseur en vitamine D. Et, toute l’année, la consommation de produits marins adéquats est au-dessous des conseils régulièrement diffusés (trois fois 100 grammes par semaine de poisson de mer gras sauvage).

Selon des études prospectives au niveau de la Communauté européenne, 36 % des hommes présentent un déficit significatif, 47 % des femmes, 60 % des personnes des plus de 75 ans et… 90 % des personnes placées en institution.  L’AFSSA (agence française de sécurité sanitaire des aliments) précise que « les apports nutritionnels conseillés en vitamine D ont été définis en considérant que la production endogène couvre 50 à 70 % des besoins quotidiens en cette vitamine ».  Mais les apports ont été abaissés à 5 µg/j en 2000 de manière incompréhensible. En effet, toutes les études internationales à ce sujet affirment qu’une action réellement préventive et/ou curative ne peut être escomptée sans multiplier par quatre ou cinq les apports quotidiens conseillés.

La vitamine d, des gélules a base de poisson

QUI RISQUE LE PLUS LA CARENCE ?

Les personnes âgées constituent une population à risque, la limite d’âge étant située à 65 ans dans la plupart des études. Les personnes âgées vivant en institution sont très exposées au risque de carence vitaminique D. D’une façon générale,  toutes les personnes ne s’exposant pas du tout au soleil (allergie solaire, lupus, conseils médicaux, vêtements couvrants, vie en institution quel que soit l’âge) ont une grande fréquence d’insuffisance et carence en vitamine D.

Les patients souffrant de maladies chroniques sont très fréquemment atteints : bronchopneumopathies chroniques obstructives, insuffisance viscérale, (cardiaque ou hépatique par exemple), cancers évolutifs.

Le diabète et l’obésité sont considérés comme grands pourvoyeurs d’insuffisance vitaminique D, il en est de même des femmes enceintes accouchant l’hiver ou au printemps.

Les personnes les plus concernées devraient donc envisager une supplémentation, d’autant que le risque de surdosage est quasi nul. Mais, même si vous ne faites pas partie des personnes à risque, vous avez de grandes chances d’être en carence de vitamine D et les situations d’insuffisance vitaminique D sont extrêmement fréquentes dans toutes les tranches de la population. Une étude française tirée de la cohorte « Suvimax » avait par exemple montré que les deux tiers des femmes d’âge moyen avaient un taux de vitamine D inférieur à 30 nmol/L. Les valeurs normales étant comprises entre 75 à 200 nmol/L.

    QUELLE FORME CHOISIR ?

Il existe plusieurs formes de vitamine D dans le commerce.  Il semble toutefois que la D3 corresponde le plus à la vitamine D naturellement fabriquée par la peau : le cholécalciférol. Elle possède une activité biologique supérieure car lorsqu’on donne à des hommes une dose de 50 000 UI, le taux reste plus élevé dans le sang au bout de trois jours que lorsque ce sont d’autres formes de vitamine D, comme la D2.

Parmi les vitamines D3 disponibles sur le marché, la forme la plus intéressante est la Lanoline, aussi appelée cire de laine. C’est une substance présente sur la laine de mouton. C’est un mélange d’esters et d’acides gras avec des alcools à haute masse moléculaire qui forment une émulsion très stable en présence d’eau. C’est d’ailleurs l’un des rares produits d’origine animale qui soit autorisé par les labels de cosmétiques biologiques. (Nature et Progrès, BDIH). La vitamine D3 est fabriquée en exposant la lanoline à un rayonnement UVB de même longueur d’ondes que celui du soleil. Cette réaction de photosynthèse naturelle est la même qui se produit dans notre organisme. Elle donne des cristaux purs de vitamine D3 qui ne contiennent plus de lanoline même sous forme de traces. La vitamine D3 issue de la lanoline est donc parfaitement naturelle.

La plupart des fabricants proposent de la vitamine D3 issue de Lanoline sous forme liquide associé à de l’huile végétale. L’inconvénient de cette forme est la conservation de la vitamine D3, qui se révèle être très sensible à la chaleur, la lumière et l’oxydation ; ne permettant pas de garantir une vitamine D stable sur plusieurs mois. Or un flacon est prévu pour une utilisation de 3 à 6 mois, c’est  pourquoi la forme la plus adéquate est la prise de Vitamine D3 sous forme de comprimés ou de gélules. L’idéal est de pouvoir associer la Vitamine D3 à des prébiotiques (gomme d’acacia, hydrates de carbones) qui vont favoriser une meilleure absorption intestinale par l’organisme.

    LES BONNES RAISONS DE PRENDRE DE LA VITAMINE D3

Votre situation géographique : vous vivez dans une ville  ou dans une région présentant  un taux de pollution élevé.  Le dioxyde de soufre, composant  majeur de la pollution absorbe les rayonnements UV. Plus nous vivons au nord, moins nous avons de soleil, et plus nous devons veiller à notre taux de vitamine D.

Votre âge : Vous approchez la  cinquantaine, vous avez une vie citadine et vous travaillez « à l’intérieur ».  Agé de plus de 70 ans, la synthèse  de la vitamine D3 est moindre car  la peau devient plus fine.  Les personnes plus âgées fabriquent moins de vitamine D, la dégradent plus vite et possèdent moins de récepteurs pour la capter. Leur taux  est souvent faible, plus encore si les personnes sont en institution.

Votre mode de vie : vous portez des vêtements couvrants toute l’année ou  vous avez une peau pigmentée (bronzage, les peaux de type foncé font davantage écran au soleil).

Votre protection : vous utilisez de manière systématique les crèmes anti-UVB (indice >15), celles-ci  peuvent abaisser de 99 % les  UVB pénétrant la peau.

Votre hygiène de vie et votre alimentation : vous pratiquez peu d’activité physique en extérieur. Vous ne mangez pas  de poissons gras (moins d’une fois par semaine) ou vous suivez un régime végétalien.

Femmes enceintes ou allaitantes : elles ont des besoins  spécifiques pendant  ces périodes.

Vous avez eu des rhumes  et des refroidissements à répétition cet hiver.

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